mercredi 9 novembre 2016

Les ascenseurs de Paris, la mémoire active et nos présentations ?




J'adore la ville de Paris, c'est une ville pleine de lumière ! Par contre j'ai toujours été fascinée par la grandeur de leur ascenseurs...
J'ai d'ailleurs fait un parallèle entre les ascenseurs de Paris et notre mémoire active, lors d'un atelier présenté au Congrès de l'OIIQ (Ordre des infirmiers et infirmières du Québec) cette semaine. Nous nous servons de trois mémoires pour traiter les informations qui nous sont présentées.

La mémoire sensorielle, yeux, oreille, toucher, nez, goût possède une capacité illimitée, tout comme notre mémoire long terme. Mais entre les deux se trouve la mémoire de travail (ou mémoire active) qui sélectionne, organise et finalement entrepose ou élimine les informations qui transitent par cette mémoire.

Cette mémoire a une capacité limitée et c'est ici que je la compare aux ascenseurs parisien. Pas plus de 3 ou 4 personnes peuvent utiliser les ascenseurs parisien en même temps (et oubliez les grosses valises !), de même votre mémoire active ne peut retenir que 3 ou quatre éléments a la fois.

Mais quel est le rapport avec les présentations ? Trop souvent, les présentateurs remplissent leur diapositive avec beaucoup trop d'informations à la fois. Je parle ici d'infobésité...

La mémoire active ne pouvant traiter autant d'informations, tout ce qui dépasse 3 ou 4 éléments doit débarquer de l'ascenseur et ne sera pas retenu. Pourquoi alors bourrer vos diapositives de texte ?
De plus si vous mettez trop de texte, ils liront et ne vous écouteront pas. On ne peut pas lire et écouter en même temps. Je suis sûr que vous avez déjà expérimenté le fait
 de lire un livre quand quelqu'un vous parle en même temps...très frustrant !

Ce n'est pas facile de déconstruire de vieilles habitudes mais, maintenant que vous savez que ça ne sert à rien, commencer dès maintenant à réduire de façon substantielle la quantité de texte sur vos prochaines présentations ! L'apprentissage sera plus efficace.

dimanche 30 octobre 2016

Presenter AUTREMENT ?

Le congrès de l'ordre des infirmiers et infirmières du Québec arrive à grand pas. Le 8 novembre à 12:45 j'aurai le privilège de présenter, avec ma  collègue Johanne Dery, un atelier sur l'art de présenter autrement : comment capter l'attention et stimuler l'engagement. Déjà plus de 204 inscriptions, faut croire que le besoin est bien présent.
Nous aborderons les trois étapes importantes pour bien développer une présentation efficace et stimulante.

Dans un autre ordre d'idée je reviens du "Presentation summit" qui regroupe des professionnels de design de présentation. C'est toujours un plaisir de discuter avec des passionnés comme moi !

Et voici les trois étapes importantes d'une présentation :
1) la création, 2) la conception et 3) la communication.
L'une ne va pas sans l'autre, vous avez beau avoir le meilleur contenu, si vous n'avez pas le bon contenant vous risquez de rater la cible c'est-a-dire que votre idee meurt dans l'oeuf.

Si votre CIUSSS ou votre CHU ou votre université a besoin d'une formation sur mesure faites moi signe ! marteljo@hotmail.com

A bientôt
Johanne












dimanche 17 juillet 2016

Les idées prennent-elles des vacances?

Ce sera court...

Je crois que le cerveau en vacances est comme le cerveau durant la nuit, il est très fertile en idėes ! Contrairement à la nuit ou l'on ne peut se remémorer toutes ses idėes qui foissonnent, le cerveau en vacances est éveillé. Tous les sens sont alertes alors laissez-vous aller et relaxer mais ...garder un carnet de notes à votre portėe, car les idées ne prennent pas de vacances !

Bonnes vacances :)

jeudi 14 juillet 2016

Comment ouvrir une présentation sans trop stresser...

Ouvrir une présentation quand tout le monde a les yeux braqués sur vous est toujours un peu intimidant pour ne pas dire carrément stressant...

C'est une bonne idée de prévoir une brève bio de vos expériences afin d'établir votre crédibilité. Bien entendu il est préférable que cette bio soit lu par un autre présentateur que vous.
J'ai trouvé cette video sur comment faire son introduction et j'ai beaucoup apprécié sa simplicité. Le seul petit bogue elle est en anglais.
J'espère qu'elle vous aidera à diminuer le stress de ce moment bien important d'une présentation.
A bientôt
Johanne

mercredi 13 juillet 2016

L'important c'est après ?


Lorsque vous préparez votre présentation, est ce que vous songez à comment vous pourriez influencer votre auditoire non pas durant la présentation mais plutôt lorsqu'ils seront confronté au changement que vous leur proposez ? La periode entre "B" et "C"
C'est ce que Carmen Simon, PhD nous suggère dans son dernier livre "Impossible to ignore" livre que j'ai beaucoup apprėcié.
Dr. Simon identifie 15 éléments que l'on peut utiliser selon notre analyse de la situation, afin que l'auditoire ne nous oubli pas, quelques jours après notre présentation. Exactement là, où il aura à prendre position.

Voici ces quinze élėments:

Contexte, repères, distinction, émotions, faits, familiarité, motivation, nouveauté, quantité d'information, pertinence, répétition, contenu généré par l'auditoire.

Nous en reparlerons bientôt de façon plus spécifique. Inscrivez-vous à l'infolettre pour ne rien manquer et invitez vos amis !

"People act on what they remember not what they forget"
                                                                              Carmen Simon

dimanche 10 juillet 2016

Une passion qui vient de loin...

Je suis depuis peu travailleur autonome. Yeh !
Ce qui veut dire que je peux maintenant me consacrer presque à temps plein à ma passion sur les présentations. Je me suis souvent demandé pourquoi je me suis autant intéressée au monde des conférences, des formations ect...je suis donc retournée un peu en arrière et je me suis souvenue...
Dès mon plus jeune âge, je faisais des speech ! Où ça ? À l'église ! Hey oui tous les dimanche je lisais les lectures des différents apôtres et ma mère qui a été professeur pendant 40 ans me coachait.
C'est elle qui m'a appris à faire des pauses, à regarder l'auditoire et à ralentir le rythme au besoin. Je sentais en moi un très grand pouvoir car ils étaient tous très attentifs et je leur racontais ces histoires remplies de sagesse. Est-ce qu'il s'en souvenait après ? Je ne sais pas, mais j'essayais de rendre ces histoires les plus intéressantes possibles en changeant l'intonation et le rythme, parfois plus rapide et plus fort pour capter l'attention et parfois en utilisant un silence pour laisser place à la réflexion. Quelquefois je chuchotais presque ce qui incitait les gens à tendre l'oreille davantage et créait un atmosphère de confidence.
Finalement j'avais déjà compris beaucoup de chose à un très jeune âge, comme quoi cette destinée pour les présentations était un peu tracé d'avance et maintenant elle se concrétise.
D'ailleurs pour toutes les infirmières du Québec, je donnerai un atelier d'une heure lors du prochain congrès 2016, alors inscrivez-vous ce sera un plaisir d'échanger avec vous tous.

dimanche 26 juin 2016

Pas si simple d'influencer, voici deux stratégies pratiques !

Dans leur dernier livre intitulé «Le petit plus qui peut tout changer»  Noah Goldstein et Robert Cialdini  nous rappelle que:
«En général, l'objectif d'un communicant est de développer et d'adresser un message capable de modifier l'état d'esprit, le comportement ou les décisions des destinataires»


Vous avez votre objectif en tête, vous connaissez bien votre auditoire et vous êtes persuadé que suite à votre présentation, ils vont changer...
Influencer n'est pas si simple.

Dans un premier temps il est important que votre message soit clair et bien structuré. Mais d'autres facteurs peuvent influencer le changement . Noah Goldstein et Robert Cialdini mentionnent que ce n'est pas seulement le message mais bien les réflexions pendant et après votre présentation qui sont importantes.
Suite aux études de M. Anthony Greenwald (mentionné dans le livre), voici une déclaration fascinante à ce sujet:
«les réactions cognitives et immédiates des participants aux argumentaires persuasifs qui leurs étaient adressés ont déterminé leur changement d'attitude plus nettement que ce qu'ils avaient retenu du contenu du message lui-même»


Par réactions cognitives on comprends réflexion ou état d'esprit. Il faut donc penser à des facteurs pouvant générer des réactions d'ouvertures positives.

À titre d'exemple cela voudrait dire, faire une présentation sur l'hygiène des mains suite à un rapport saisissant de la non compliance des travailleurs de la santé (oui il faut faire quelque chose !).
Mettre l'auditoire dans un état d'esprit réceptif.
Pas toujours facile mais parfois en recherchant dans l'actualité vous trouverez des exemples, liés à votre présentation, vous permettant de sensibiliser votre auditoire.

Le deuxième facteur est d'éviter «l'auto-persuasion négative» de l'auditoire. Comment ? En utilisant le facteur crédibilité. Au début de votre présentation, il est important de mentionner dans votre introduction (faite par quelqu'un d'autre de préférence) votre expertise, vos compétences ainsi que vos travaux en lien avec votre sujet. L'humilité n'a pas sa place à moins que vous soyez déjà une personne très reconnue pour son expertise et que vous n'avez nul besoin de présentation!

Une autre façon est de mentionner des études d'experts qui viennent renforcer vos propos. L'auditoire est très réceptive lorsqu'on mentionne l'avis d'expert.

Donc, s'assurer d'apporter des exemples d'actualité qui augmenteront la réceptivité de votre auditoire et utiliser votre crédibilité ou celle d'experts pour influencer de façon éthique.

Bon dimanche !